Respecter la nécessaire modernisation des lois sur la santé et la sécurité au travail – Assurance accidents

Chaque décès ou accident survenu au Québec sur un chantier de construction ou dans une entreprise est une tragédie humaine aux conséquences tragiques pour la famille et la société dans son ensemble. Quoi qu'il en soit, ces drames nous toucheront tous. Trouver des moyens de réduire leur quantité et leur gravité est une responsabilité collective. En 2018, le nombre de travailleurs décédés des suites de lésions professionnelles ou de maladies professionnelles était de 226.

Il y a quarante ans, sous l'impulsion d'un gouvernement audacieux, le Québec a adopté la Loi sur la santé et la sécurité au travail, qui était à l'époque considérée comme une loi offrant une protection maximale aux travailleurs. Et les travailleurs nord-américains. La législation définit clairement son objectif principal consistant à éliminer fondamentalement les risques pour la santé, la sécurité et la sécurité des travailleurs. Il propose quatre mécanismes de prévention: les programmes de prévention, les plans de santé, les comités mixtes de santé et de sécurité et les représentants à la prévention désignés par les travailleurs.

Face à un lobby puissant des employeurs, le groupe de lobbying s'est fermement opposé à l'adoption de la loi au motif, entre autres, que le mécanisme de prévention prévu par la loi coûterait trop cher à l'entreprise, et le gouvernement de l'époque a convenu que les quatre précautions ne pourraient que Les secteurs d'activité économique les plus risqués commencent à entrer en vigueur puis à s'étendre à d'autres secteurs.

Malheureusement, après 40 ans, plus de 89% des travailleurs attendent toujours la visite des législateurs, utilisant des mécanismes préventifs, et les représentants élus de l'Assemblée nationale se sont engagés à protéger leur sécurité et celle des personnes.

Comment prouver que les dispositions de la loi ne s'appliquent toujours pas à l'industrie de la construction? Cependant, année après année, des milliers de travailleurs de la construction sont victimes d'accidents de travail graves, voire mortels. Au cours des trois dernières années seulement, il y a eu en moyenne environ 6 500 accidents de la construction et 65 décès dus à des accidents du travail. Plus d'un travailleur de la construction est décédé chaque semaine des suites d'un accident du travail ou de maladies professionnelles.

Bien que les quatre mécanismes préventifs de la loi ne couvrent que 11% des travailleurs, les résultats obtenus dans les domaines où ces mécanismes sont appliqués sont probants. Ingénierie préventive Par exemple, dans l'industrie minière, avant 1980, en moyenne 19 personnes mourraient chaque année. Depuis l'introduction du mécanisme de prévention, le nombre d'accidents mortels est tombé à 1,3 décès en moyenne entre 2016 et 2018. Cela prouve que ces mécanismes de prévention peuvent modifier le bilan annuel dans ces domaines. Ils sont appliqués et sauvent des vies.

Les réformes que le gouvernement proposera doivent couvrir tous les domaines de notre économie. Dans le dernier rapport présenté au printemps dernier par le Bureau du vérificateur général du Québec, le gouvernement était accusé de ne pas étendre le mécanisme de prévention à tous les travailleurs et travailleuses du Québec.

En cas de pénurie de main-d'œuvre, les employeurs demandent au gouvernement d'accueillir davantage de travailleurs d'autres pays pour pourvoir les postes vacants.Nous ne sommes pas le temps de nous assurer que nos travailleurs, quel que soit leur domaine d'activité, peuvent utiliser tous les mécanismes de prévention. Il ne faut pas oublier que la grande majorité des recherches indépendantes montrent que pour chaque dollar investi dans la prévention, l'entreprise peut économiser de 5 à 10 dollars.

Mesdames et messieurs, faites-nous savoir que lorsque vous avez adopté à l'unanimité une motion visant à moderniser notre système de santé et de sécurité au travail en mai dernier, vous êtes sérieux.

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